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La science de l’acide hyaluronique (HA)

L’acide hyaluronique (AH) est une sorte d’hydrate de carbone, un mucopolysaccharide, que le corps produit naturellement. En moyenne, une personne a environ 15 g d’hyaluronane dans son corps : plus de la moitié de cette quantité se trouve dans la peau et le tiers se décompose et se régénère dans le corps chaque jour.

Cette grosse molécule se compose d’une longue séquence répétitive de monosaccharide, soit la N-acétylglucosamine et l’acide glucuronique. Quand on mélange ces deux sucres, ils s’opposent et la répulsion est responsable de la production du poids moléculaire élevé qui caractérise l’AH. Ces longues molécules à poids moléculaire élevé produisent à leur tour une lubrification qui fait l’objet d’études depuis des décennies. Ces molécules intéressent les chercheurs, car en présence d’eau leur consistance s’épaissit et se fige, se transformant ainsi en un gel qui peut jouer divers rôles dans le corps tels que la lubrification des muscles et des articulations, entre autres.

L’acide hyaluronique (AH) pour la guérison de plaies

La peau, aussi délicate qu’elle puisse paraître, sert en réalité d’armure pour nous protéger des infections et des maladies. Quand notre peau est blessée, les tissus sous-jacents sont exposés aux menaces externes, ce qui déclenche une série de processus qui ont pour but de reconstruire rapidement cette importante armure. Cette série de processus complexes constitue les diverses étapes de la guérison.

  • Étape de l’inflammation – le corps réagit à la lésion au moyen d’un caillot qu’il forme en contractant les vaisseaux sanguins dans la plaie. Aussi connu sous le nom d’hémostase, ce processus est suivi d’une dilatation des vaisseaux sanguins qui permet aux anticorps, aux facteurs de croissance, aux nutriments et aux globules blancs d’atteindre la blessure. Il s’agit du même processus qui se produit quand des tissus lâches ou nécrotiques se décomposent et se détachent de la plaie pour laisser place à la prochaine étape de la guérison.
  • Étape de prolifération – le corps produit de nouveaux tissus de granulation et de nouveaux vaisseaux sanguins au moyen d’un processus qui se nomme angiogenèse. Cette étape de guérison de la plaie repose sur l’apport suffisant en oxygène et en nutriments aux cellules par les vaisseaux sanguins. L’épithélialisation constitue la dernière partie de cette étape et consiste à former une nouvelle couche de tissus sur la plaie et ainsi créer une nouvelle surface.
  • Étape de maturation – il s’agit de la dernière étape de la guérison. À cette étape-ci, le corps réduit l’activité cellulaire et procède à la transformation du collagène de type III au type I pour refermer la plaie. Le corps réduit également le nombre de vaisseaux sanguins dans la lésion à cette étape.

L’AH, bien que toujours présente dans la peau, augmente en présence d’une blessure à la peau et joue un rôle dans toutes les étapes de la guérison de la plaie. Cet acide favorise l’inflammation, laquelle joue un rôle crucial dans le processus de guérison, tel que décrit plus haut. On trouve également une grande concentration d’AH dans la matrice de granulation, ce qui, en plus de ses propriétés pro-inflammatoires, en fait une partie intégrante du processus de prolifération. Enfin, l’AH joue également un rôle essentiel dans les dernières étapes de la guérison en raison de ses propriétés de réépithélialisation, y compris son travail en tant que phagocyte de radical libre et manipulateur de la prolifération de la kératinocyte.

Toutes ses propriétés font en sorte que l’AH peut accélérer la guérison. Bien que les chercheurs savent depuis des décennies que le taux de cet acide augmente au cours du processus de guérison des plaies, ce n’est que tout récemment qu’ils ont commencé à le produire et à l’utiliser dans le traitement des blessures, y compris les brûlures, les lésions chroniques et les plaies dues à la chirurgie épithéliale. Il existe maintenant diverses préparations d’AH, notamment en gel, en feuilles et en treillis pour la prise de greffe épidermique.

Sources +

Hyaluronate Sodium in the ChemIDplus A Toxnet Database, accessed on May 23, 2014, from:
http://chem.sis.nlm.nih.gov/chemidplus/direct.jsp?regno=9067-32-7

Torvard C. Laurent, Robert E. Fraser. Hyaluronan. FASEB Journal - Federation of American Societies for Experimental Biology. Retrieved on April 17, 2014, from
http://www.fasebj.org/content/6/7/2397.full.pdf

Phases of Wound Healing. CliniMed Group. Retrieved on April 17, 2014, from
http://www.clinimed.co.uk/Wound-Care/Education/Wound-Essentials/Phases-of-Wound-Healing.aspx

Voigt J, Driver VR. (May 2012). Hyaluronic acid derivatives and their healing effect on burns, epithelial surgical wounds, and chronic wounds: a systematic review and meta-analysis of randomized controlled trials. PubMed. Retrieved on April 17, 2014, from
http://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/22564227